Le Boulevard Victor Duhamel

Le Boulevard Victor Duhamel

Né vers 1860, oncle de l’écrivain Georges Duhamel.  Il voyage beaucoup « Europe, Asie Afrique ». Il réalise une importante collection d’objets, qu’il cède à la ville et fait don en 1906, du musée qui porte son nom.

Ce Boulevard a un passé très riche et rempli d’anecdotes. Le couvent des Dames Bénédictines fut construit en 1867, car l’hôtel de Mornay, où elles enseignaient, était devenu trop petit. Le nombre d’élèves diminuait et les sœurs ayant été trop audacieuses, firent tout simplement faillite en 1907.

La séparation de l’église et de l’état en 1905 ne les avait pas aidées. C’est le Maire Auguste Goust (1) qui transforma le couvent en logements sociaux en 1923.

De chaque coté du couvent se trouvait deux auberges importantes : L’auberge du Chapeau rouge, d’ou le nom de la rue, et l’auberge de la Belle Etoile. Dans l’annexe de cette auberge séjourna  la « Montansier ».Intrigante, puis actrice et directrice de théâtre, emprisonnée sous la Terreur.

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Anciennement, ce Boulevard s’appelait Faubourg St Lazare. St Lazare était le patron des lépreux, peut être 1er évêque de Marseille.

En 1226 sur l’ancien territoire de Mantes la ville, fut bâtie une léproserie appelée Maladrerie Saint Lazare. En même temps fut construit le couvent des Cordeliers 1229.

La lèpre était déjà présente avant le XIe siècle en Europe et se développa de façon très importante à la faveur des croisades qui disparurent au XIIIe siècle.

Il faut attendre le XVIe siècle et le XVIIe siècle pour que des soins commencent à être prodigués aux malades hébergés.

En 1742, sur l’emplacement de la léproserie fut construit un hôpital que l’on peut voir sur la photo. Mr L’Evesque, Maire de Mantes, le fit agrandir sous la direction de l’architecte Alphonse Durand.

Autres curiosités :
La Chapelle dédiée à Saint Jacques le Majeur (l’un des 12 apôtres), construite au XI siècle, puis détruite plusieurs fois. Pour la dernière reconstruction, il fut pris des pierres tombales du cimetière pour paver la nef .Cette chapelle servait de lieu de rendez vous pour les pèlerins, avant de partir pour St Jacques de Compostelle

Le cimetière attenant à l’hôpital, a été transféré à cet endroit en 1207. Il remplaça celui qui se trouvait autour de l’église St Maclou. Il fut classé, le plus beau cimetière de France. A son entrée se trouvait un porche. Les femmes qui suivaient le cortège, restaient pour prier sous ce porche et ne se retiraient qu’après la cérémonie funèbre.

(1)Auguste Goust (1859-1949)
Enfant abandonné, élevé à l’assistance publique, il quitte l’école à 13 ans. A 20 ans, il entre à la compagnie des chemins de fer de l’ouest. Syndicaliste, franc maçon, il devient délégué du personnel. A 48 ans, il est élu Maire de Mantes, puis Député en 1914, et réélu plusieurs fois. Il meurt à Mantes Gassicourt.

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